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Les "fruits" des pillages sur Vinted, Ebay, Leboncoin... : les plateformes de revente en ligne appelées à coopérer avec l'Etat
information fournie par Boursorama avec Media Services 19/10/2026 à 12:12

La demande a été faite par des représentants politiques de divers bords, de Gabriel Attal à Jordan Bardella.

Jordan Bardella, le 19 octobre 2026, à Paris ( AFP / DIMITAR DILKOFF )

Jordan Bardella, le 19 octobre 2026, à Paris ( AFP / DIMITAR DILKOFF )

Après un week-end de pillages dans plusieurs grandes villes du pays, avec des centaines de commerces mis à sac, plusieurs responsables politiques en appellent à la collaboration des plateformes de revente en ligne pour identifier les revendeurs de marchandises vollées.

"Les Français ne toléreront pas que des prédateurs s’enrichissent sur le dos de la communauté nationale avec les fruits de leurs razzias", a dénoncé Jordan Bardella lundi 19 octobre lors d'une conférence de presse en citant "les plateformes de type Vinted, Ebay, Leboncoin et autres". Le président du RN a ainsi demandé que la coopération soit accrue entre l'Etat et les plateformes de revente en ligne afin "d'identifier les profils qui tenteraient de revendre les marchandises volées".

Plus au centre de l'échiquier politique, Gabriel Attal a également fait la même demande. "Quand on voit que vous avez des jeunes qui, sur les réseaux sociaux ou sur des plateformes de vente en ligne, s'affichent avec des biens qui ont été volés pour les revendre, on doit pouvoir en identifier un certain nombre", a-t-il déclaré sur RTL .

"Il y a des choses qui ont été volées, matériel informatique, qui à mon avis peuvent être géolocalisées. Il y a par ailleurs des annonces qui sont mises en ligne. Il y a un grand nombre de vidéos qui ont été postées sur les réseaux sociaux", a-t-il jugé.

Des "centaines de millions d'euros de casse"

Le président du réseau des chambres de commerce et d'industrie en France (CCI France) a estimé lundi que l'on "dépassera les 2.000" commerces directement touchés par les violences du week-end dans le pays, évaluant les dégâts à "des centaines de millions d'euros". Dimanche à 20h, "on avait un premier pointage à 1.500 (commerces touchés, NDLR), mais sachant que (n'étaient) pas comptées certaines villes (...), on sera au moins à 10-20% de plus", a expliqué Alain Di Crescenzo sur RTL.

En outre, les violences "ont continué au moins dans quatre villes de France pendant la nuit", à "Paris, Marseille, Lyon et Nantes", a-t-il souligné, "donc on dépassera les 2.000, ça c'est quasiment sûr, pour des centaines de millions d'euros de casse" .

10 commentaires

  • 15:00

    elodiem. Non pas "toutes les oppositions". Il y a un seul mouvement qui dit "la police tue". C'est trop facile de mettre tout le monde dans le même sac. Ensuite la sécurité, ce n'est pas qu'un problème de police à l'instant "T". La sécurité c'est un controle rigoureux des frontières et du système social afin que le pays n'attire pas tous les indésirables possible. Sur ce point, il n'y a eu aucune action au nom de la liberté de circulation en Europe. On paie maintenant la facture


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